samedi 26 novembre 2005

Lentilles de contact

Je vois bien les nervures des feuilles sans sève. De petits pendouillis dorés comme des monnaies de pape colorées : ils flottent, on dirait des mobiles, on entend presque le son quand le vent passe…
Tous les automnes, tous les automnes, je les vois. Hier je les ai vues pour la première fois, ces petites dents de lait au caramel, qui tiennent par des fils. C’est le moment où l’arbre est un peu clairsemé, juste avant le polissage final de branches. Les dents s’entrechoquent, il fait froid.
C’est une familiarité inconnue : trop proche pour être vue. La rendre visible avec de nouvelles lentilles bien en contact avec l’iris et les dernières roses (il en reste, oui ! timides, à l’abri, square Monticelli)…

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