lundi 7 août 2006

Oliviers bleu gris















La pruine des feuilles grises se dépose au fond des yeux ! s’enfonce par l’iris entrouvert, se mêle à la couleur, et décante, décante sa poussière... les feuilles se retroussent en métal, en alu ; tout le vent, tout le soleil dans leur petite forme fine : elles piquent quand il luit, respirent au vent qui les agite : sèches, la sève contenue, réservée, pointue, elles n’ont pas bonne mine ! Et pourtant très en beauté : contradiction vert-de-grisée. Les oliviers sont couleur mer du finistère (à la plage qu'on nomme "la grève blanche", la mer a exactement ce ton-là) et pourtant c'est si loin ! Comparaison étrange ! Mais c'est ainsi dans la mémoire, c'est ainsi qu'on associe la mer aux animaux de l'enfance, et les oliviers à la couleur de la mer, mais pas de celle qui est tout près d'eux, non, la mer d'un pays où ils n'existent pas.