dimanche 4 février 2007

Snow cake

Un film de Mark Evans.

Avec de gros morceaux de neige dedans.
Un homme quasi mutique, introverti, solitaire, morose, mou, va être amené à vivre quelques jours avec la mère de celle qu’il a eu à peine de temps de connaître, qui était assise à sa droite au moment du choc de l’accident. Cette femme (la mère de la morte) est autiste. Au cours du film, subrepticement, on sent grandir en nous les mêmes peurs, répulsions, inquiétudes, joies et enthousiasmes que ceux de cette femme, et ce qui est extraordinaire, c’est qu’on le sent physiquement. On rit aussi, des situations, des dialogues. Le coeur se contracte parfois. On voit la neige flotter calmement (dans la nature, ou dans les petites boules de verre ramasse-poussière que l’on retourne pour que la neige tombe), comme pour apaiser la violence de l’existence. Et puis il y a une partie de scrabble, où nous est révélé le sens de mots sublimes comme « dazzlious »...