lundi 21 avril 2008

L'attente

C'est la vie au ralenti,
c'est le cœur à rebours,
c'est une espérance et demie :
trop et trop peu à son tour.

C'est le train qui s'arrête en plein
chemin sans nulle station
et on entend le grillon
et on contemple en vain

penché à la portière,
d'un vent que l'on sent, agités
les prés fleuris, les prés
que l'arrêt rend imaginaires.
(1926)

(Rilke a écrit ce poème directement en français).

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6 Comments:

Blogger Suzanne said...

C'est un très joli poème...

6:59 PM  
Blogger Papotine said...

Merci Suzanne, c'est un de mes poèmes préférés.

10:38 PM  
Blogger Suzanne said...

Qui maintenant pleure quelque part dans le monde
Sans raison pleure dans le monde
Pleure sur moi

Qui maintenant rit quelque part dans la nuit
Sans raison rit dans la nuit
Rit de moi

Qui maintenant marche quelque part dans le monde
Sans raisons marche dans le monde
Vient vers moi

Qui maintenant meurt quelque part dans le monde
Sans raison meurt dans le monde
Me regarde

Heure grâve (du même)

Connaissez-vous ce poème-là chanté par Colette Magny ?

10:52 PM  
Blogger Papotine said...

Je ne le connais pas, mais il me plaît beaucoup moins (trop systématique).

9:59 PM  
Anonymous Michèle59 said...

Très joli poème Papotine !

Michèle

3:05 PM  
Blogger Papotine said...

Contente qu'il vous plaise, Michèle. C'est un poème qui est toujours avec moi quand je prends le train.

10:40 AM  

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