mercredi 30 août 2006

Prunes



Rond

"Qu’est-ce qu’il y a donc
de plus rond que la pomme ?

- Si lorsque tu dis : rond,
Vraiment c’est rond que tu veux dire,
mais la boule à jouer
Est plus ronde que la pomme ;

mais si, quand tu dis : rond,
C’est plein que tu veux dire,
plein de rondeur
Et rond de plénitude,

Alors il n’y a rien
de plus rond que la pomme."

Eugène GUILLEVIC

mardi 29 août 2006

La mer



LA MER
II est difficile de peindre la mer, mais il est simple de peindre des vagues. Toutes les couleurs conviennent, elles sont toujours justes, car il existe des vagues de toutes les couleurs. Voilà pourquoi l'artiste dessine beaucoup de vagues, puis il étend des jaunes, des bleus, des verts, des gris, des bruns mêmes. Enfin, il peint le sentiment. C'est le plus important pour la mer.

Norge

samedi 26 août 2006

Silence



vendredi 25 août 2006

Fard à paupières

mardi 22 août 2006

Petit matin


À travers

mercredi 16 août 2006

La photo vache qui rit

mardi 15 août 2006

Le ciel géométrique




dimanche 13 août 2006

J'ai aimé un cheval

J'ai aimé un cheval - qui était-ce? - il m'a bien regardé de face, sous ses mèches.

Les trous vivants de ses narines étaient deux choses belles à voir - avec ce trou vivant qui gonfle au-dessus de chaque oeil.

Quand il avait couru, il suait : c'est briller ! - et j'ai pressé des lunes à ses flancs sous mes genoux d'enfant...

J'ai aimé un cheval - qui était-ce? - et parfois (car une bête sait mieux quelles forces nous vantent)

il levait à ses dieux une tête d'airain : soufflante, sillonnée d'un pétiole de veines.

Saint John Perse

samedi 12 août 2006

Le ciel avait un doux frou-frou

Le grand escalier de la gare

Les façades mouvantes




lundi 7 août 2006

Oliviers bleu gris















La pruine des feuilles grises se dépose au fond des yeux ! s’enfonce par l’iris entrouvert, se mêle à la couleur, et décante, décante sa poussière... les feuilles se retroussent en métal, en alu ; tout le vent, tout le soleil dans leur petite forme fine : elles piquent quand il luit, respirent au vent qui les agite : sèches, la sève contenue, réservée, pointue, elles n’ont pas bonne mine ! Et pourtant très en beauté : contradiction vert-de-grisée. Les oliviers sont couleur mer du finistère (à la plage qu'on nomme "la grève blanche", la mer a exactement ce ton-là) et pourtant c'est si loin ! Comparaison étrange ! Mais c'est ainsi dans la mémoire, c'est ainsi qu'on associe la mer aux animaux de l'enfance, et les oliviers à la couleur de la mer, mais pas de celle qui est tout près d'eux, non, la mer d'un pays où ils n'existent pas.