lundi 25 septembre 2006

L'entre-deux











Deux Allemands qui ont loué dans la région (en provence) vont régulièrement au "bar du commerce" de leur patelin et se régalent de voir que toute la vie du patelin se trouve là, et ils ont repéré les différents lieux à l'intérieur du bar : au bar,près de la machine à café, près de l'entrée, à ce que j’appelle l'entre-deux, près du poteau : tous les autres lieux sont pour les non-habitués. Ils s'étonnent aussi d'être si bien acceptés par les gens du coin : mais ce sont des Allemands qui parlent français, curieux et ouverts, alors tout le monde au bar du commerce vient voir "les Allemands".

L’entre-deux est mon endroit préféré : à la limite entre l’intérieur et l’extérieur, près des portes coulissantes qu’on laisse bien ouvertes quand l’air est doux.

dimanche 24 septembre 2006

Le cabanon de Rosette

http://media.putfile.com/Le-cabanon-de-Rosette

http://media.putfile.com/Le-cabanon-2

http://media.putfile.com/Le-cabanon-3

vendredi 22 septembre 2006

Un peu de midi et quart

Un peu de midi et quart
C'est la quatorzième minute
Qui se prélasse et qui dit chut
Je suis au bord du placard
J'arrive bientôt à l'armoire

Un peu de midi et quart
Dans mon sac bleu c'est tout léger
Il pleut un peu ça va sécher
Biscuit doré de la mémoire
Tout croustillant de nougat noir

mercredi 20 septembre 2006

Septembre




"Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver."
René Char _ La parole en archipel_

dimanche 17 septembre 2006

Rouge




The Red -- Blaze -- is the Morning --
The Violet -- is Noon --
The Yellow -- Day -- is falling --
And after that -- is none --

But Miles of Sparks -- at Evening --
Reveal the Width that burned --
The Territory Argent -- that
Never yet -- consumed --

Emily Dickinson

samedi 16 septembre 2006

Une fleur a éclaté

Mon orchidée a laissé tomber deux de ses boutons tout pleins de couleur : là, par terre, ils gisaient doucement, ganglions de sang. Je n’ai jamais eu la main verte, avec moi les fleurs courent à leur perte.
Et puis ce soir, ce soir ! Une fleur a éclaté en mon absence ! elle a attendu la solitude et le silence pour s’ouvrir : en la regardant, j’entends le bruit qu’elle a dû faire... un bruit de champagne.

mercredi 13 septembre 2006

16h 31 ; 16h 32 ; 16h 33






L'Odeur du Buis.
Moments qui n'existent plus, choses finies pour toujours ? Evidemment, la couleur de tes yeux le 6 octobre 76 lors de ce gros orage. Evidemment, ce chant du rossignol le 17 mai 74 à 21 heures 42. Evidemment ... silence ! Tout cela s'évanouit, tout cela dort profondément. Peut-on se réveiller d'un tel sommeil ? grand Ciel, rendez-moi pour une minute l'odeur du buis à Fayt dans le verger de mon oncle et les mouches du pays vibrant sur la tarte aux prunes. "

Norge _Les Oignons sont en fleur_

samedi 9 septembre 2006

Arbres dans la ville





Le long des platanes, mélange de lumières.
Tout près du petit Casino : l'odeur du pin perce sous le bitume, ses aiguilles lui veloutent le pelage.

La couleur monte


dimanche 3 septembre 2006

Signe

L'oiseau qu'on tire à la volée
laisse dans les nuages
le début de sa mort.

Il tombe et dévide le fil
de la duveteuse agonie
dont les roseaux l'entourent.

Tu finis.
Les eaux corrompues
te font une gloire de bulles.

Je ne veux retenir que ce trait,
ce mince météore
au-dessus des marais amollis,

cette échelle appuyée
sur les hauteurs indifférentes
du soleil.


Toursky

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vendredi 1 septembre 2006

Sacro-lombaire

Se lever ? Un calvaire. Se pencher en avant ? Un quart d’heure. Marcher ? Mais alors sans bouger les cuisses. Se chausser ? Mais alors sans les lacets. Manger un petit suisse ? Mais le sucre est trop haut ! Se hisser ? d’abord un porto ! Ah le bel oiseau le bel enfant la fleur aussi a un cou si flexible... sans effort sous le vent ! Demain je sautillerai verre de champ’ à la main pour fêter mes sacrées lombaires.